
Vous voulez savoir qui vous a envoyé de splendides photos de nos instants pris à l'improviste et qui vous narre les activités imprévues ?J'avoue, c'est moi. Mais j'assume.
Vous voulez encore quelques anecdotes ? Qu'à celà ne tienne :
Un dimanche, pour fêter l'anniversaire de Segundina, Margarete prépare un délicieux gâteau, partagé entre les résidents présents. Mais il en reste beaucoup (les gâteaux de Margarete son énorrrrmes !). Il était présenté sur un plateau avec pied central.
Hervé, gardien ce dimanche, était présent à ce moment. Margarete lui demande de bien vouloir déposer le plateau au frigo car il était garni de bonne crème. Donc, recommandation importante : bien surveiller le plateau, fragile. Mais, que s'est-il donc passé ? Nul ne le saura jamais mais ce qui est sûr, c'est qu'en une fraction de seconde, le gâteau s'est écrasé sur le sol, à la stupéfaction générale.
L'explication, après les éclats de rire à n'en plus finir : selon les paroles d'Hervé, oui, il a bien surveillé le plateau en se cramponnant au pied central mais ce que Margarete avait oublié, c'est qu'elle avait posé le gâteau sur un napperon en papier et, bien sûr, il a glissé. Hervé a bien surveillé le pied, mais ... pas trop le gâteau.
Quand on le voit à la tv, on en rit mais quand ça arrive devant vous, avant que vous n'ayez eu le temps de comprendre, on en PLEURE DE RIRE ! A tel point que je n'ai même pas pensé à faire la photo. Dommage !
Un soir, alors que je faisais de la couture en regardant la télévision, je me lève pour je ne sais plus quelle raison et là, mon pied a glissé. En une fraction de seconde, j'ai réalisé et ai essayé de tomber en arrière dans mon fauteuil, mais,, loupé, je suis tombée à côté, sur ma grosse boîte à couture en plastique. Un grand bruit et moi de rire en pensant qu'à vidéo-gag, j'aurais eu du succès. J'ai pensé et repensé toute la soirée :"ma pauvre boîte à couture que j'aimais tant" en riant. Même pas mal, me suis-je dit. Un rêve, oui car, dès le lendemain matin, en vérifiant si je n'avais pas de bleu, une douleur fulgurante m'a traversé le corps. J'ai dû me rendre chez le médecin qui a diagnostiqué une félure de côtes et c'était parti pour plusieurs semaines.
Mais j'en ai bien ri quand même, même quand je l'ai raconté. Toujours pas d'appareil photo au bon moment !
Un autre épisode de Patrick :
Pendant un moment, des employés de la SPA nous avait laissé une cage pour attraper les chats qu'ils n'avaient pu prendre dans la journée. L'une de nos résidentes qui habitait au rez-de-jardin, m'a appelée un soir car l'un des chatons venait sur son balcon. Elle ne savait comment faire pour l'attraper dans la cage. Un coup de fil et Patrick est arrivé.
Mais notre chaton, à lui seul, était plus malin que 3 adultes réunis et pourtant, nous y avons mis tout notre coeur. Si vous aviez vu Patrick, à près de 22h, essayer de coincer le fromage au fond de la cage alors que j'essayais le fonctionnement de la porte, vous nous auriez expédié directement avec la camisole de force. Patrick s'est même "enfilé" dans la cage (vu sa taille), mais n'a pu faire tenir le fromage sur le socle. Chaque fois qu'il pensait y arriver, le morceau retombait.
Comment voulez-vous y arriver, en pleurant de rire ? Impossible. Inutile de vous dire que le chaton, lui, a bien dû se moquer de nous. Finalement, nous avons capitulé, la cage a repris sa place sur l'herbe, la résidente a fermé son volet, je suis rentrée chez moi en regrettant de ne pas avoir pensé à prendre de photo et Patrick a repris sa ronde. Mais cela reste un moment inoubliable pour nous.
Qui pense qu'être gardien ne comporte aucun risque ?
Un matin, Patrick (mais oui, toujours lui) ouvre la porte à une infirmière, l'accompagne jusque chez la résidente pour ouvrir la porte. La résidente, pour une raison inconnue, ne l'a pas reconnu bien qu'il se soit annoncé et l'a accueilli avec un coup de canne sur la tête. Ca doit mettre en forme, après une nuit de garde .... .Histoire, sans doute, de lui remettre les idées en place. Oh, pardon, Patrick. J'oubliais de vous dire que c'était son dernier jour de travail avant ses congés ...
Un soir comme tant d'autres, l'alarme sonne. Patrick court chez la résidente, la trouve couchée, endormie. Il se présente en lui demandant ce qui se passe. La résidente, encore à moitié endormie, ne comprend pas. Puis elle réalise : l'alarme s'était déclenchée car elle s'était coincée entre ses seins en se retournant. Ils en ont bien ri tous les deux, et moi quand ils me l'ont raconté.
J'oubliais la fois où l'un des résidents a perdu son trousseau de clés dans la rainure de la porte d'ascenseur et où Patrick, à plat ventre, est allé le rechercher.
Dernièrement, vous avez remarqué qu'il y a eu beaucoup de neige. Un dimanche matin, le gardien sort les poubelles du bas par le portail des pompiers, devant le batiment des femmes battues. Or, ce dimanche, alors que je promenais Saïka, j'aperçois notre bien-aimé gardien peiner en essayant de tirer une énorrrrrme poubelle dans l'espace qu'il venait de déneiger au mieux avec la pelle prévue à cet effet. Mais, vous connaissez le gabarit de notre homme, rien à faire. Je décide de l'aider, il ne voulait pas, envisageait d'appeler son collègue à la rescousse (il habite sur place). Pour ne pas le déranger, je joins le geste à la parole et , lui, tirant et moi poussant. Après le compte, 1, 2, 3, nous démarrons, tête baissée (au sens propre). Mais, après une première poussée (non, non, l'enfant ne paraît pas), me voilà bloquée. Je lève la tête, rien. J'appelle : Patrick ? rien. Je m'interroge et avance de 3 pas et que vois-je ? Patrick, écroulé dans la neige où il avait glissé. Bien sûr, crise de rire. Et nous voilà reparti, mais, cette fois, en gardant la tête relevée.
Je croyais l'aventure terminée, mais je vois Patrick empoigner une seconde poubelle. Re-belote, nouvelle glissade. Pour la 3e et dernière, tout se passe bien. Ouf ! Nous étions morts de rire et de fatigue et nous avions très chaud, because l'effort fourni.
Depuis ce jour, chaque samedi, Patrick ne manque pas de me dire : ouf, demain, il ne neigera pas !
C'est sûr, il doit y en avoir bien d'autres. Mais vous avez là de quoi rire un moment.
Alors, ça vous a plu ?
Vous voyez, il n'y a pas qu'à la télévision que les bêtisiers font rire. Nous, à notre niveau, nous avons aussi de quoi faire.
Alors, à bientôt.